Des chercheurs français du CNRS (Centre national de la Recherche scientifique) et du CEA (Commissariat à l'Energie atomique et aux Energies alternatives) développent une nouvelle technologie de batteries au sodium-ion, qui permettra de ne plus utiliser le lithium, minerai rare et polluant, qui entre encore de nos jours dans la composition de l'immense majorité des batteries.

 

batterie sodium ion

@Pixabay

 

Contrairement au lithium, le sodium est un élément très courant sur notre planète - il est en conséquence bien moins cher à extraire. La forme naturelle la plus courante du sodium est le sel marin.

Le fonctionnement de la batterie sodium-ion est le même que celui de la batterie lithium : des ions sodium transitent entre deux électrodes dans un milieu liquide. La batterie sodium-ion a pour avantage de se recharger très vite d'une part, et de délivrer rapidement de l'énergie d'autre part.

Seul point négatif : la puissance de ce nouveau type de batteries au sodium-ion. D'après les prototypes actuels, leur densité d'énergie est deux fois moins importante que celles des batteries lithium.

Cependant, tout comme les batteries lithium qui se sont rapidement améliorées des années 1990 jusqu'à nos jours, le prototype de batterie au sodium pourrait bénéficier de performances bien plus intéressantes à l'avenir, et ainsi remplacer les batteries lithium omniprésentes dans les appareils et les véhicules électriques. Les batteries sodium-ion pourront également servir au stockage de l'énergie issue de la filière renouvelable.

Un projet européen de recherche intitulé Naïades vise à développer la technologie de batteries sodium-ion pour améliorer ses performances, et permettre sa commercialisation.

 

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