L'Inde a mise sur la mobilité électrique en visant un objectif de 100% de véhicules électriques en circulation dès 2030.

Le gouvernement cherche ainsi à lutter contre les pics de pollutions alarmants dans les grandes villes indiennes - la pollution cause ainsi autant de décès que la consommation de tabac. Delhi est la ville la plus polluée en Inde et dans le monde, selon l'Organisation Mondiale de la Santé.

A priori très ambitieux, cette politique veut faire bouger les choses, via des incitations fiscales, avec comme proposition de baisser les taxes portant sur les véhicules électriques.

 

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@Pixabay

Le géant automobile indien, Tata Motors, s'est lancé dans la fabrication à grande échelle de véhicules électriques, devançant ses concurrents indiens tels que Mahindra & Mahindra et Maruti Suzuki India.

Tata prévoit de commercialiser une version électrique de sa citadine Nano. Maruti Suzuki India a l'intention de collaborer avec les industriels japonais Denso et Toshiba pour développer des batteries lithium-ion qui serviront au lancement de sa gamme de véhicules électriques en 2020, s'appuyant sur la technologie de Toyota.

Mahindra prévoit également de commercialiser des triporteurs électriques, adaptés au marché indien. La firme américaine Ford vise une alliance avec Mahindra pour développer des véhicules électriques en Inde.

Malgré cette émulation du gouvernement et des constructeurs envers les véhicules électriques, des doutes surgissent quant à la possibilité d'atteindre un objectif aussi ambitieux en 2030. A l'heure actuelle, les infrastructures électriques, sujettes au pannes fréquentes, ne semblent pas prêtes à assurer les besoins en électricité de ses véhicules en voie de commercialisation.

Une des pistes pour répondre à cet enjeu serait d'équiper les stations services de batteries préchargées, permettant aux véhicules électriques de "faire le plein" en changeant de batterie. Mais cette solution ne résout pas le problème des infrastructures à mettre en place, notamment pour le recyclage des batteries.

Seules des avancées technologiques et des baisses de prix pourraient permettre au marché indien de viser une forte augmentation de son parc de véhicules électriques.

A l'heure actuelle, sur près de 10 millions de voitures en circulation en Inde, seuls 22 000 véhicules électriques ont été commercialisés en 2016.

 

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