Alors que des centrales hydroélectriques sont installées à l'étranger et notamment dans les pays émergents, le secteur hydroélectrique français ne semble pas avoir le vent en poupe auprès des investisseurs.

D'après un livre blanc publié conjointement par l'Union française de l'électricité, le Syndicat des énergies renouvelables et France hydroélectricité, ce secteur souffre actuellement du faible prix de l'électricité, d'une fiscalité lourde et du manque d'investissements, ne laissant au producteur qu'une très faible marge.

Les professionnels du secteur demandent des aides de type exonération fiscale et allègement des charges. Actuellement, le manque de moyens permet difficilement d'entretenir les centrales hydrauliques en fonctionnement.

Ces organismes constatent que "les investissements au profit de la modernisation de l'existant, et a fortiori ceux en faveur de nouveaux développements ne sont pas envisageables. Le maintien même de l'activité est aujourd'hui constitutif de pertes pour un certain nombre d'aménagements hydroélectriques".

Les acteurs de la filière demandent au gouvernement de prendre des mesures pour inscrire durablement l'hydroélectricité dans les politiques de transition énergétique.

 

 

@Pixabay

L'énergie hydroélectrique est l'énergie verte la plus produite en France, avec 12% de l'électricité totale produite en 2016, contre 4% pour l'éolien et moins de 2% pour le solaire.

En comparaison avec les centrales solaires photovoltaïques et l'éolien, les centrales hydrauliques présentent l'avantage de stocker de l'eau au sein de leurs réservoirs pour produire de l'électricité en période de forte demande grâce à des turbines.

Certaines installations hydroélectriques de type STEP (stations de transfert d'énergie par pompage) peuvent stocker de l'électricité en pompant de l'eau entre deux bassins de hauteurs différentes, avec un bon rendement permettant de répondre à la demande énergétique.

Les professionnels de la filière promeuvent le rôle central de l'hydroélectricité dans la transition énergétique. La filière emploie près de 12 000 personnes, gérant 1800 barrages répartis entre les grands barrages et les petites centrales hydrauliques.

 

 

 

 

 

 

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