Récupération de la chaleur des eaux usées, canalisations équipées d'échangeurs thermiques

La récupération de la chaleur des eaux usées peut être effectuée grâce à des canalisations équipées d'échangeurs thermiques - crédit : Saunier associes

Lors de leur évacuation, les eaux usées ont une température moyenne comprise entre 10° et 20° (selon la région et les saisons).
Issues de nos cuisines, salles de bains, lave-linge et lave-vaisselle, les calories des ces eaux grises peuvent être utilisées pour le chauffage ou le refroidissement des bâtiments.

Fonctionnement d'un système de récupération de la chaleur des eaux usées

Schéma d'un système de récupération de la chaleur des eaux usées

Le système de récupération de chaleur des eaux usées permet de récupérer les calories dans les canalisations et de les transférer aux bâtiments via une pompe à chaleur

Fonctionnant sur le même principe qu'une vmc double flux pour l'air, un échangeur thermique permet de récupérer les calories dans les canalisations d'évacuations et de les transférer aux bâtiments via une pompe à chaleur.

Le système est réversible, il permet de rafraichir les bâtiments en été lorsque la température des eaux usées est inférieure à la température intérieure des bâtiments.

Avantages :
Ressource disponible tout au long de l'année, continue et bon marché
Production à proximité du consommateur
Système réversible : chauffage en hiver, rafraichissement en été
Économie d'énergie importante
Inconvénients :
Adapté au milieu urbain dense : nécessite un débit de canalisation d'environ 15l/s
L'installation de ce type de système est plus complexe et donc plus onéreuse sur un parc ancien.

Exemples de projets de récupération de la chaleur des égouts

Le dispositif "Degrés bleus" de la Lyonnaise des eaux : Chauffage des bâtiments grâce aux eaux usées

La Lyonnaise des Eaux propose un système de chauffage à partir de la récupération des calories des eaux usées.

Baptisée "Degrés bleu", cette offre s’adresse aux communes, aux copropriétés et aux gestionnaires de bâtiments collectifs (HLM, maisons de retraite, hôpitaux...).

Le coût d'un tel dispositif varie en fonction du contexte urbain (constructions nouvelles, anciennes, accessibilité...) pouvant être amorti en quelques années pour une durée de vie de 30 ans.

 

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